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Geeky Goblin Productions

Pourquoi Art libre ?

Lundi dernier, Pouhiou me demandait pourquoi nous avions choisi la licence Art libre plutôt que, par exemple, une CC-By-SA, pourtant équivalente. À bien y repenser, il me semble que ma réponse aurait pu tous vous intéresser, d'où cet article.

Le premier point qui nous a importé dans ce choix de licence, c'est qu'elle est basée sur la Convention de Berne, qui est ratifiée par une immense majorité des pays 1. Cela veut dire que l'on a un seul contrat et non un par pays ou presque. Modulo les traductions inévitables pour certains pays 2, c'est vrai. Et ce contrat de licence reste valable presque partout, contrairement à un contrat qui aurait été écrit pour le droit d'un seul pays.

Le deuxième point est qu'elle n'est pas modulaire. Cela peut surprendre puisque l'un des arguments souvent mis en avant pour présenter les Creative Commons est justement qu'elles sont modulaires. En effet, un contrat de licence avec des clauses optionnelles est vraiment bien pour quelqu'un qui sait ce qu'il fait, mais pour nous, les non-juristes, les simples mortels, cela veut dire qu'il faut réfléchir à chacune des clauses pour savoir si l'on en veut ou non. Une complication inutile, si vous voulez mon avis.

Le troisième point est qu'elle est applicable pour tout. Y compris du code, contrairement à ce que certains pourraient penser —à tort— en voyant le titre de cette licence 3. Contrairement à une OFL dédiée et donc limitée aux fichiers typographiques, Art libre n'a pas un domaine de prédilection, car l'art peut s'exprimer par toutes sortes de moyens.

Le dernier point —et non des moindres— est qu'Art libre est un texte court et simple, qui n'a pas besoin que l'on en fasse un résumé pour qu'il soit compréhensible.

Au final, Art libre nous permet de n'avoir qu'un seul contrat de licence pour toutes nos œuvres, pour toutes les portions de nos œuvres, dans presque tous les pays, et chacun d'entre vous sait ce qu'il peut faire grâce à un texte qui ne rebute pas par sa longueur ou sa complication. En somme, ce n'est pas Art libre que nous avons choisi, mais la simplicité.


  1. Voyez sur cette carte. Les pays en bleu sont signataires. 

  2. La France, par exemple, exige pour qu'un contrat puisse être porté devant ses tribunaux qu'il soit rédigé en français. 

  3. Je vous assure que c'est le cas. Lisez en donc le contrat

Par al.jes, le 01.03.2014. Haut de page.

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